Bien préparé, à moitié vendu avec la fécule de blé « Trois Lièvres »

Les boulangers utilisent « Trois Lièvres » …

Si vous aimez les gâteaux légers et moelleux, utilisez la fécule de blé « Trois Lièvres ». Largement répandue dans les boulangeries allemandes depuis les années 1950, cet amidon en poudre d’une extrême finesse est aujourd’hui encore adopté par tous les boulangers amateurs. La fécule de blé « Trois Lièvres » entre même dans la fabrication des produits de grandes marques connues comme Dr. Oetker, Iglo et Bahlsen. Crespel & Deiters approvisionne ces fleurons de l’économie allemande depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Publicité d’une boulangerie pour ses gâteaux faits maison à partir de fécule de blé, datant d’une époque où la chasse aux calories n’était pas encore d’actualité.

L’Allemagne retrouve l’appétit

En Allemagne, les années 1950 sont placées sous le signe de la croissance, de l’optimisme et du renouveau. Après les atrocités de la Seconde Guerre mondiale et les privations du rationnement, la population retrouve petit à petit le goût des bonnes choses. Depuis l’introduction du Deutsche Mark dans le cadre de la réforme monétaire de 1948, les rayons des magasins sont à nouveau richement garnis. Grâce à la croissance économique rapide et au produit national brut élevé, la plupart des habitants du pays connaît alors une situation financière confortable. Les gens ont à nouveau les moyens de se faire plaisir, notamment en termes de nourriture. Parallèlement aux besoins vitaux, auxquels il est enfin possible de répondre sans problème, les ménages s’accordent un certain luxe modeste. Le rôti figure à nouveau au menu du déjeuner dominical et le café de l’après-midi est préparé à partir de véritable café en grains. Tartes, gâteaux et viennoiseries font leur retour à table. Les plus aisés les achètent chez le boulanger ou les consomment dans les salons de thé, les autres les concoctent eux-mêmes.

Pour rendre les gâteaux plus moelleux et la pâtisserie plus facile : la fécule de blé « Trois Lièvres »

Pour obtenir des biscuits de Savoie et autres gâteaux similaires moelleux et parfaitement réussis, rien ne vaut la fécule de blé « Trois Lièvres » de Crespel & Deiters. Autrefois utilisée dans toutes les bonnes boulangeries et figurant dans les rayons de toutes les épiceries bien achalandées, cette fécule de blé fait partie des ingrédients standards en boulangerie. Et ce non sans raison. Avec une teneur en eau de 14 %, elle est fabriquée à partir d’amidon de farine de blé duquel a été retirée la quasi-totalité des matières grasses, fibres et protéines. Ses propriétés ainsi que la présence de gluten assurent une bonne cohésion à la pâte. C’est pourquoi dans de nombreuses recettes, une grande partie de la farine est remplacée par la fécule de blé. Aujourd’hui encore, la fécule de blé « Trois Lièvres » de Crespel & Deiters doit son succès à sa facilité d’utilisation ainsi qu’à la tenue impeccable des gâteaux et à leur moelleux parfait.

La fécule de blé disponible dans toutes les tailles de conditionnements

En 1957, avec son exposition spéciale « Le magasin moderne », le salon Anuga, le plus grand au monde en matière d’alimentation, pose à Cologne les jalons du triomphe imminent des magasins en libre-service. Alors que l’épicier pesait auparavant les marchandises en vrac avant de les emballer lui-même pour ses clients, chacun peut désormais se promener dans les rayons et choisir soi-même ses produits. Une révolution qui ouvre certes aux fabricants de tout nouveaux potentiels de vente, mais qui implique également un développement indispensable de la gamme et de l’offre. En 1960, Crespel & Deiters lance donc un petit format pour sa fécule de blé « Trois Lièvres », qui devient ainsi disponible en sachet transparent de 250 g dans lesdites « chaînes de magasins ». Les boulangers et coopératives d’achat continuent quant à eux de recevoir la fécule dans de grands sacs.

Conditionnement de la fécule de blé « Trois Lièvres » dans l’usine de production à Ibbenbüren, 1958. (Photo : Willi Hänscheid)

Les temps changent : à partir de 1957, les petites épiceries de quartier cèdent progressivement la place au nouveau concept de magasins en libre-service. Crespel & Deiters détecte vite la tendance et diversifie sa gamme de conditionnements.

La petite sœur de la fécule de blé

Le commerce de fécule de blé est florissant pour le spécialiste du blé originaire d’Ibbenbüren. Pour autant, l’entreprise avide d’innovation n’entend pas se reposer sur ses lauriers. Au contraire, elle ne cesse d’élaborer de nouvelles stratégies afin d’étendre encore ses parts de marché. Elle a dans l’idée de créer un produit capable de remplacer intégralement la farine dans le cadre de la préparation de gâteaux du type biscuit de Savoie. Ainsi en 1961, Crespel & Deiters invente le produit « dreihasin ». Petite sœur de la talentueuse fécule de blé « Trois Lièvres », « dreihasin » est une poudre qui rend les gâteaux délicieusement moelleux tout en empêchant la croûte de s’effriter. Le biscuit reste ainsi frais plus longtemps et l’ajout de farine n’est plus nécessaire. Or c’est sans doute cette idée, en soi absolument géniale, qui effraie la ménagère allemande. Préparer un gâteau sans farine est quelque peu trop innovant pour l’époque. Les ventes de ce produit n’atteindront jamais les chiffres attendus par Crespel & Deiters, qui met un terme à sa fabrication en 1973.

Aujourd’hui encore, la fécule de blé « Trois Lièvres » est fabriquée par Crespel & Deiters à Ibbenbüren et vendue sous le nom d’amidon de blé « Trois Lièvres » par le biais de la filiale alimentaire Loryma. Cette poudre entre dans la recette de nombreux gâteaux dont elle assure la parfaite réussite. Dès 1961, Crespel & Deiters publie un livre de recettes à destination des boulangers. Intitulé « Bien préparé, à moitié vendu avec la fécule de blé Trois Lièvres », le recueil rassemble de nombreuses recettes et astuces pour cuisiner avec la fécule de blé « Trois Lièvres ».